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Dans un théâtre il y a des spectacles …mais pas que ! Ici on vous dévoile les secrets de la programmation du Grand Bleu, les dessous de l’action culturelle et les coulisses de la maison. Car chaque projet est unique, nous souhaitons vous faire partager nos rencontres, nos échanges, nos découvertes. Nous attendons vos retours, commentaires, proses en tout genre…poèmes, déclarations !

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Vortex, une plongée en soi

Critique de Vortex, par Gaspard, spectateur.

 

Du 9 au 16 novembre, La compagnie Non Nova présentait Vortex à la Maison Folie Wazemmes (en partenariat avec le Grand Bleu). Un spectacle dans lequel la performeuse Phia Ménard est seule sur un plateau circulaire (entouré de ventilateurs). Comme beaucoup de spectateurs, j’ai été très ému et très touché par la création « hors normes » de cette artiste.


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Au travers d’un dispositif singulier, Phia Ménard joue avec les éléments et entre dans une lutte échevelée afin de parvenir à les maîtriser. Elle s’éprouve au travers de l’air et de la matière pour devenir au final ce qu’elle est réellement. Un combat de chaque instant.

Les mues successives sont matérialisées par des matières plastiques, animées par les ventilateurs. Chaque mue prépare la suivante : le processus s’inscrit dans une continuité avec des moments de rupture et de crise.

Cet ensemble d’éléments (air, matières plastiques) pourrait constituer une métaphore de notre monde intérieur et du monde extérieur, les deux étant - dans le spectacle -  en perpétuelle lutte. C’est ce tiraillement qui est déchirant. Cela prête à penser que les éléments sont comme nous : constamment en mouvement et en évolution ; dans la mesure où nous dépendons du milieu dans lequel nous vivons, de notre véritable identité et de nos aspirations les plus enfouies.

La matière plastique pourrait symboliser la suffocation : la pression sociétale, la pollution, la consommation, différents types d’emprises, etc.  L’artiste joue symboliquement sa transformation et sort petit à petit de sa chrysalide pour devenir enfin papillon. Le spectateur assiste à sa métamorphose douloureuse mais libératrice !

Ce fut un moment riche en émotions. Les questions métaphysiques que soulèvent Phia Ménard ne laissent évidemment pas indifférent. Cela interroge le rapport à soi et au monde. Chacun a justement sa manière « d’être au monde ».

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