Dans un théâtre il y a des spectacles …mais pas que ! Ici on vous dévoile les secrets de la programmation du Grand Bleu, les dessous de l’action culturelle et les coulisses de la maison. Car chaque projet est unique, nous souhaitons vous faire partager nos rencontres, nos échanges, nos découvertes. Nous attendons vos retours, commentaires, proses en tout genre…poèmes, déclarations !
Le mardi 14 mai dernier, une expérience un peu singulière a été proposée au public du Grand Bleu, venu assister à un « salon de lecture » intitulé « Le corps du délit ».
En effet, huit étudiants plasticiens de l’Ecole Supérieure des Arts de Tourcoing ont présenté une sorte de performance, une exploration, un laboratoire, une proposition entre la performance plastique, la lecture et le théâtre.
Depuis le début de l’année, Agnès Sajaloli a en effet travaillé en collaboration avec ces étudiants, dans le cadre de leur cours de pratique de la performance « Le théâtre des opérations ». Ensemble, ils ont écrit des textes sur leur corps, sur le corps. Puis ils ont travaillé pendant six jours pour préparer, créer, imaginer, répéter cette proposition.
Les « salons de lecture » sont des rendez-vous réguliers proposés au public du Grand Bleu, dans un cadre assez intimiste et se voulant convivial, autour du texte et de la lecture. Cette année, les cinq salons de lecture qui ont été proposés au public ont pris des formes très différentes, portées par des artistes différents.
En novembre, Agnès Sajaloli a présenté le salon « Un livre/une heure », autour de l’œuvre Le sourire étrusque de José Luis Sampedro, une proposition très sobre avec une comédienne, un pupitre et un texte. Puis avec « Récits d’adversité », en janvier, Fabrice Gaillard a choisi de réaliser un salon autour d’extraits de textes de Genet, de Koltès, de Lagarce etc. avec une utilisation de l’espace scénique, des accessoires et de la musique. En mars, ce sont Christophe Moyer et Sophie Descamps qui ont présenté des extraits du livre Demandons l’impossible, de Hervé Hamor, sur des parcours de vie au tournant de 1968, à l’occasion du salon « Sous les pavés la plage ». Maud Leroy a ensuite travaillé avec un groupe de quinze adolescents, autour de textes d’auteur et de textes écrits par des jeunes de la région, afin de présenter le salon « Récits d’adolescence II » au mois d’avril.
Cette fois, ce sont des textes écrits (pour certains), choisis et interprétés par les étudiants, qui ont été donnés à un public d’environ 50 personnes. Ces jeunes en formation d’artiste plasticien ont donc réalisé cette proposition en équipe, dans des conditions d’exigence professionnelle.